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« Le temps est venu de redonner le sourire à la France » - Discours prononcé par Rafik Smati à l'occasion des journées d'Objectif France en Provence



Discours de Rafik Smati, prononcé le 29 Août 2020 à l'occasion de la rentrée politique d'Objectif France en Provence


Mes chers amis,

Je suis très heureux de vous recevoir ici, en Provence, non loin de la Montagne Sainte-Victoire, si chère à mon coeur.

Ce qui s'est dit ici, tout au long de cette journée, est très important. Important pour notre parti, important pour la France.

Nous savons tous que les mois qui sont devant nous seront difficiles, tellement les défis à surmonter pour notre pays sont nombreux.

Nous vivons les prémices d'un cataclysme économique. Dès le début du mois de Mars, j'avais annoncé que la France compterait plus de 2 millions de chômeurs de plus à l'issue de la crise du Covid. Certains observateurs ont raillé mon pessimisme. C'est pourtant ce qui va se passer. Derrière ce chiffre global, des situations individuelles dramatiques, de la précarité, des dépressions, des suicides.

Bien sûr, tous les pays sont touchés par cette crise. Mais la France connait une double peine. A cette crise sanitaire et économique, s'ajoute une crise de l'Etat régalien, qui ne remplit plus ses missions premières. Une crise de l'Etat Leviathan qui se mêle de tout, sauf de l'essentiel.

La sphère publique représente désormais plus de 60% de notre richesse nationale.

Dans ces conditions, nous ne pouvons pas accepter que nos hôpitaux soient en ruine et que notre personnel soignant ait pu manquer de masques. Nous ne pouvons pas accepter que nous manquions de places de prisons. Nous ne pouvons pas accepter que nos jeunes comme nos seniors soient mis au ban de la société. Nous ne pouvons pas accepter que les jeunes enfants handicapés ne puissent pas se scolariser.

La crise sanitaire a révélé l'effondrement de la bulle technocratique française. Cette bulle qui depuis 40 ans gonfle, et tue notre pays à petit feu. Tous ceux qui ont été aux responsabilités pendant cette période nous lèguent un champ de ruine, sur lequel nous allons bientôt devoir reconstruire.

L'ensauvagement de notre société est le symptôme le plus inquiétant de cette crise existentielle.

Cet ensauvagement va bien au delà qu'une successions d'actes délictueux. Il est le témoignage d'une capitulation de l'Etat.

« Où il n'y a point de maître, tout le monde est maître », a écrit Bossuet. « Où tout le monde est maître, tout le monde est esclave ».

Quand l'Etat faillit dans ses missions essentielles, alors s'installe la loi de la jungle.

L'ensauvagement, c'est l'Etat de nature, les pulsions primaires, la barbarie, la domination des instincts les plus animaliers. Et c'est précisément pour sortir de cet état de nature, cet état d'ensauvagement, que les êtres humains se sont réunis en société, et in-fine en entités politiques.

La première raison d'être de l'Etat, c'est d'offrir la sécurité à ceux qu'il abrite. D'offrir la force, et la justice. Or pour que la force soit juste, il faut que la justice soit forte. Et ce n'est pas le cas. J'affirme que la justice est le maillon faible de notre politique de sécurité. Maillon faible par le poison rouge qui la ronge. Et maillon faible par les moyens qui lui sont alloués. Des moyens inférieurs au budget du ministère de la culture.

Tant que 100% des peines ne seront pas exécutées, il en sera ainsi. Il n'y a pas d'autre option que de construire massivement de nouvelles places de prisons. Et, pour nous occuper des individus les plus dangereux, construire des unités carcérales de haute sécurité : en métropole, et en outre mer.

J'aimerais pouvoir vous dire que ces décisions seraient suffisantes. Qu'une simple posture sécuritaire pourrait permettre à notre pays de repartir sur de nouvelles bases.

C'est ce que veulent vous faire croire tous ceux qui, dans le paysages politiques, tiennent des discours martiaux, ceux qui prétendent qu'avec eux aux responsabilités, la peur changerait de camp.

Ces gens vous mentent.

Ils confondent les symptômes et la maladie.

Parce que l'ensauvagement n'est pas la maladie dont souffre la France, elle en est simplement l'un des symptômes, l'un des symptômes les plus sévères.

Bien sûr, tous les médecins vous diront qu'il est salutaire de traiter les symptômes de la maladie. Parfois même avec des doses importantes. Mais soigner les symptômes ne soigne pas la maladie.

La guérison vient de la capacité pour l'organisme malade à pouvoir générer ses propres anticorps, et à se défendre par lui-même.

Mais qu'est ce que cela veut dire, quand il s'agit d'une nation ?

Les anticorps, pour une nation, c'est sa capacité à regarder l'avenir et à écrire une grande histoire.

La clé de toutes les crises que nous traversons réside dans notre capacité à embarquer nos compatriotes, tous nos compatriotes, dans un nouveau récit, un récit positif et fédérateur.

J'ai bien dit tous nos compatriotes, qu'ils soient Chrétiens, Musulmans, Juifs ou Athés, qu'ils soient jeunes ou moins jeunes, qu'ils soient salariés, agriculteurs, fonctionnaires, entrepreneurs, professions libérales ou en recherche d'emploi.

Vous avez tous lu cette lettre que j'ai adressé à Youssef, ce jeune de 19 ans, qui me faisait pas du racisme dont il se sentait l'objet et de son inquiétude pour son avenir. J'ai répondu à Youssef qu'il avait raison d'avoir la rage. D'avoir la rage contre tous ceux qui, depuis des décennies ont abandonné la France et les Français ; contre tous ceux qui au lieu de penser l'avenir, ont endetté la France, non pas pour investir, mais pour s'épargner des réformes politiquement difficiles…

En fait, Youssef croit avoir été sacrifié sous l'autel du racisme. Il se trompe. Youssef a bel et bien été sacrifié, mais sous l'autel de la lâcheté, du renoncement, de la décadence. Comme, hélas, tous les jeunes de sa génération, qu'ils s'appellent Youssef, mais aussi David, Marie, ou Paul…

Bien sûr, Youssef doit respecter la loi. Bien sûr, il doit accepter les règles de la République.

Mais nous ne devons pas regarder Youssef comme un jeune de banlieue, ou comme un Arabe, ou comme un Musulman. Youssef est un jeune Français parmi les autres. Un jeune qui doit pouvoir être récompensé pour son mérite, mais qui doit pouvoir être puni, sévèrement si nécessaire, s'il sort du cadre de la loi.

Comme chacun d'entre nous.

Qu'attendent donc Youssef, Marie, Paul, David, et tous les jeunes de France ? Et cela qu'ils vivent dans un quartier huppé du 16ème arrondissement de Paris, ou dans la cité de la Castellane à Marseille ? Ils attendent la même chose : de pouvoir vivre librement, en bonne santé, dans une nation conquérante.

Une Nation conquérante, oui. Je l'assume.

Parce qu'il est impossible d'écrire l'avenir sans affirmer une volonté de puissance.

La Chine l'a bien compris, avec son projet pharaonique de nouvelles routes de la soie, lesquelles passent d'ailleurs à nos portes, dans les ports de Gênes et de Trieste en Italie

La Russie aussi, l'a compris. Comme l'Inde. Comme certains pays de la péninsule arabique.

Et comment ici ne pas parler d'Erdogan, qui ambitionne de reconstituer l'empire ottoman d'ici 2053. Pourquoi 2053 ? Parce que ce sera 600 ans jour pour jour après la chute de Constantinople.

En matière de géopolitique, les choses sont binaires : la mort, ou la puissance.

Renoncer à la puissance, c'est le commencement de la mort.

Or la France ne peut pas mourir.
la France ne doit pas Mourir.
Parce que la France est éternelle !

C'est pourquoi je veux que la France devienne la puissance émergente du 21ème siècle, et la puissance dominante du 22ème siècle. Le 22ème siècle ? Oui. Parce que la plupart des nouveaux nés d'aujourd'hui connaîtront le 22ème siècle. Et c'est pour eux, que nous nous battons.

la France est la première puissance militaire d'Europe continentale. Elle doit à ce titre assumer tout son rôle en Méditerranée, notamment pour contrer l'impérialisme d'Erdogan. La Méditerranée, berceau des civilisations, a besoin de la France. Et la France a besoin de la Méditerranée. Notre Mare-Nostrum.

Mais la puissance ne se décrète pas : elle repose sur des fondamentaux. Sur des fondamentaux que nous avons déjà en nous, et sur d'autres qu'il nous appartient de développer.

la France est déjà un empire. Un empire maritime. Le seul pays présent sur toutes les mers et tous les continents. Un empire riche de ressources minérales et halieutiques considérables. Un empire que nous devons défendre, en donnant beaucoup plus de moyens à notre marine nationale.

la France, c'est aussi une langue, parlée par près d'un milliard d'humains d'ici le milieu du siècle. C'est aussi une culture, des racines multiples qui s'enchevêtrent et qui aujourd'hui nous nourrissent. Parce que la France n'est pas un pays figé. Elle est une Nation en mouvement. Ceux qui décident de venir y vivre ne doivent pas chercher à la changer, mais à l'enrichir, à la magnifier.

la France, c'est aussi un génie créatif, scientifique et entrepreneurial inégalé dans le monde. Un génie qui, s'il était libéré de la technocratie moribonde, pourrait permettre à notre pays d'accéder à la puissance, et aux Français de vivre dans la prospérité.

Parmi les sujets qui sont au coeur de ce que sera la France du 22ème siècle, il y a bien sûr l'écologie. Ceux qui me connaissent bien savent que ce sujet me tient à coeur depuis toujours. Ceux qui y voit une démarche purement opportuniste peuvent lire mes livres, où des chapitres entiers sont consacrés à l'économie bleue, à la croissance verte, à l'énergie, à la biodiversité…

Mais qu'est ce que l'écologie ? L'écologie n'est ni un dogme ni une punition.

Vous ne m'entendrez jamais donner dans l'écologie déclinante et décroissante. J'affirme d'ailleurs que la France est le pays qui a réussi sa 1ère révolution énergétique, grâce au nucléaire. La fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim est une faute historique, parce qu'elle aura pour effet d'augmenter l'empreinte carbone de la France. Cette décision constitue un crime d'écocide.

Vous ne m'entendrez pas davantage penser l'écologie en terme d'impôts et de taxes.

Je conçois au contraire l'écologie comme une philosophie humaine, qui porte en elle le respect, l'humilité, et la tempérance. D'où mon engagement pour la cause animale.

Je conçois l'écologie comme une philosophie politique qui récuse la course au néant, et qui réconcilie l'homme avec l'introspection, l'harmonie, le silence, la lenteur, la nature.

Je crois en la science et en l'innovation. Je crois au nucléaire de 4ème génération, qui porte en germe la possibilité d'une énergie illimitée, non polluante, et peut-être même gratuite.

Je crois aussi en l'internet de 5ème génération. Non pas parce qu'il nous permettra de naviguer plus vite sur le web. Mais parce qu'il réduira considérablement les temps de latence. Une technologie qui accélérera l'avénement des véhicules autonomes, ou de la télémédecine. Notre société va changer. Notre manière de vivre va changer. Les déserts médicaux vont disparaitre. Nos campagnes vont se repeupler.

Je vous partage ici une vision, ma vision. Mais une partition musicale n'est rien si elle n'est pas interprétée par de bons musiciens, sous la direction d'un bon chef d'orchestre. Nos équipes projet réalise un époustouflant travail, sous la direction du brillant Patrice Huiban, avec son « premier violon », Aurélien Duchêne. Notre parti concentre une intelligence et des expertises rares dans le paysage politique Français. Une puissante énergie émane de nos comités territoriaux. Je suis fier de vous.

Notre projet est à la fois précis et solide. Nous faisons le choix du courage de la vérité. C'est à ce prix, et au nom d'une vision supérieure de notre pays, que nous pourrons réussir là où nos prédécesseurs ont échoué.

Le chemin sur lequel nous nous sommes engagés est long et incertain. Mais nous savons tous qu'il est le seul qui puisse conduire notre pays au sursaut.

Dans environ 600 jours, notre pays aura rendez-vous avec lui même. 20 mois nous séparent d'avril 2022. J'ai confié à Patrice Huiban la responsabilité de préparer notre parti à ce rendez-vous important. Il appliquera la même méthode qu'il a adopté pour le projet : celle du Marathon à bonne allure.

Chacun d'entre nous doit se préparer au combat. Tout est possible, à condition que nous parvenions à faire muter notre parti en une machine de guerre politique. Comme vous l'a expliqué Bertrand dans sa vidéo, nous devons aller au contact. Dans les marchés, dans les villes, dans les campagnes…

Le pouvoir n'est pas une fin en soi. Il est un commencement.

Notre projet vise à donner à la France les moyens de redevenir une Nation sûre d'elle même, qui aura su se réinventer en s'appuyant sur ses racines, tout en se donnant des ailes.

Le chemin que je vous partage ici est celui d'un Français né à Alger, arrivé en France à l'âge de 2 ans. D'un enfant venu d'ailleurs, qui comme tant d'autres dans l'histoire de notre pays, est entré en résonance avec la France, et a décidé de la servir. D'un patron de PME, certes qui a réussi, mais qui est ancré dans le réel de nos compatriotes.

Un humoriste d'extrême gauche me reprochait récemment, dans une vidéo, d'être, je le cite, un arabe premier de cordée. Et donc de ce fait, un allié du système. Quelle misère. Ce qui fait la force de la France, c'est précisément qu'elle donne sa chance à chacun d'entre nous, par delà son origine ou sa religion. Ce qui fait la force de la France, c'est qu'elle réunit en son sein une seule et unique communauté : la communauté nationale.

Tout à l'heure, je vous ai demandé de faire la différence entre les symptômes et la maladie. Je vous ai dit que pour lutter contre le mal profond, nous devions aller par delà les symptômes, et développer des anticorps.

C'est pour cela que j'ai créé Objectif France. Nous sommes le remède que la France attend.

Nous sommes le remède qui doit propager une vision courageuse, positive et conquérante de l'avenir de notre pays.

Nous sommes le remède qui combattra la médiocrité politique.

Nous sommes le remède qui anéantira l'obsession maladive du court terme, pour permettre à notre peuple d'embrasser son futur.

Nous sommes le remède qui permettra à la France de s'unir dans la fraternité autour d'une grande ambition collective, tellement puissante, qu'elle pourra gommer tous nos antagonismes.

Si nous sommes réunis ici aujourd'hui, c'est parce que nous sommes tous habités par quelque chose qui nous dépasse.

C'est mon cas. Je sais que c'est aussi le vôtre.

A Objectif France, nous n'avons pas la solution : nous sommes la solution !

Préparons nous : nous avons bientôt rendez-vous avec la France.

Vive la République ! Vive la France !

Rafik Smati
Président d'Objectif France et chef d'entreprise