Tribune

Et s’il fallait regarder… ailleurs ?



Dans cette tribune, Eugène Daronnat, membre du Comité Exécutif d’Objectif France revient sur l’évolution du paysage politique, il appelle à un sursaut de la part des dirigeants politiques, notamment de droite, afin d’ouvrir une nouvelle voie pour sa génération.


La tentation de la droite. Depuis l’élection d’Emmanuel Macron au soir du 2Nd tour en Mai 2017, on a bien compris que dans le paysage politique, plus rien ne serait comme avant. Les premières digues entre partis politiques ont sauté, avec l’avènement d’un gouvernement composé en partie d’éléments traditionnellement à droite avec notamment Bruno Le Maire et Gérald Darmanin, respectivement Ministres de l’Économie, de l’Action et des Comptes publics. Trahison a-t-on aussitôt scandé chez Les Républicains, quelques jours après que ce même parti ait totalement dénaturé le programme qui fit le succès du candidat de la droite au 1er tour, pour aborder des élections législatives sans grande conviction.

Les élections Européennes devaient sonner le glas d’un Président qui n’avait rien de droite, lui l’ultra-libéral ! Après les Gilets Jaunes, « l’affaire Benalla » et une tête de liste décriée tout au long de la campagne, la (vraie) droite devait retrouver des couleurs. Résultat ? Macron fit un score plus qu’honorable avec 22,41% des voix exprimées ! Et la droite emmenée par François-Xavier Bellamy termina à 8,48%, avec près de 2M de voix, quand la primaire ouverte de la droite et du centre avait rassemblé plus de 4M d’électeurs en 2016 !

Mais les Français ne se feront plus avoir nous disait-on ! Sauf que les faits sont têtus, une enquête d’opinion d’Harris Interractive du mois de Juillet donnait au maximum 14% d’intentions de vote à un candidat de droite, François Baroin, quand d’autres personnalités comme Bruno Retailleau ne dépassaient pas les…6% ! Évidemment, dans toutes ces configurations, Emmanuel Macron était en tête.

Ce n’est qu’un hasard nous rétorque-t-on, ces sondages ne sont pas représentatifs ! Jusqu’à ce que le remaniement consacre la présence d’hommes politiques plutôt de droite, à des postes éminemment clés. Jean Castex Premier Ministre, Gérald Darmanin à l’intérieur, Eric Dupont-Morreti à la Justice, Bruno Le Maire confirmé dans un Ministère de l’économie avec des pouvoirs étendus.

Oui, mais les Français feront la différence avec la « vraie droite » ! Cette semaine, l’IFOP teste à nouveau différents candidats et c’est Edouard Philippe qui sort en tête chez les sympathisants…Les Républicains ! Dès lors, la tentation d’une partie de la droite de se rapprocher d’Emmanuel Macron est forte, comme un instinct de survie. Christian Estrosi dégaine le premier en appelant la droite à passer un accord avec Emmanuel Macron.

Au-delà de la tentation, l’impasse

On pourrait poursuivre tranquillement l’histoire jusqu’à Mai 2022, tellement le scénario semble écrit d’avance. Sauf que ce jeu politique n’intéresse pas les Français, qui craignent le déclassement, redoutent pour la sécurité de leurs enfants, pour leur prospérité à venir.

Que leur répond-on ? Qu’ils doivent attendre que les appareils s’intéressent à eux ? Que dit-on aux 49% de Français qui se sont abstenus aux Européennes, aux 59% de Français qui ne sont pas allés voter aux Municipales ? Qu’avant de s’intéresser aux idées, il faut que les hommes politiques s’assurent les meilleures chances de garder un bout de strapontin en 2022 ?

La réalité est que la classe politique a cessé de regarder la France telle qu’elle est, préférant l’entre soi et la courtisanerie. Un monde virtuel en somme, une bulle. Voilà 40 ans que les Français sont oubliés et paient le prix de cette irresponsabilité !

Ce n’est donc pas par rapport à Emmanuel Macron, ni par rapport à la droite, ni par rapport à quelconque autre « candidat » qu’il faut aujourd’hui se positionner, mais bel et bien par rapport à la France. Rien d’autre que la France ne devrait compter. Mais encore faut-il effectuer un bon diagnostic, avant de proposer le remède adéquat. C’est parce que nous voyons notre pays abîmé, attaqué, divisé que nous nous levons ; c’est pour conjurer ce sort, et redonner de l’espoir aux Français qu’Objectif France puise sa raison d’être. Demain ne devrait pas être conjugué avec angoisse, déclassement et suspicion, mais avec confiance, fierté et espoir !

Un espoir avec Rafik Smati et Objectif France

Les Français, quelles que soient leurs conditions, leurs origines et leurs milieux sont de plus en plus nombreux à se reconnaitre dans ce projet fédérateur, positif porté par Rafik Smati. Sans compromission, nous savons que seul un objectif supérieur peut permettre de rassembler tous les Français qui ne se reconnaissent aujourd’hui dans aucun cadre existant.

Cet objectif supérieur, c’est Objectif France.

J’ai 26 ans, et comme tous les jeunes de ma génération, je refuse que notre avenir soit sacrifié, sur l’autel de querelles politiciennes qui nous condamnent à un avenir sans perspectives. J’exige de nos dirigeants politiques, notamment à droite, qu’ils se ressaisissent, et permettent l’émergence d’un véritable choix pour notre génération, qui ne peut pas être une génération sacrifiée. Cette droite saura-t-elle regarder Objectif France comme l’ultime chance de sursaut pour notre pays, et non comme un rival dans l’échiquier politique ?

Aura-t-elle l’audace de choisir, pour la représenter devant les Français, un enfant venu d’ailleurs, patron de PME, modèle d’intégration et de réussite, qui porte en lui une vision puissante de l’avenir et un amour charnel de notre pays ?

C’est à ces conditions, et à ces conditions seulement, que nous parviendrons, tous ensemble, à créer la surprise et à conjurer la fatalité.

Eugène Daronnat, 26 ans, membre du Comité Exécutif d'Objectif France