Débat d'idées
Terrorisme et sécurité : 2 propositions concrètes pour sortir de l'impasse
   

Notre pays connaît depuis deux ans des attentats, événements tragiques dans lesquels trop de Français ont perdu la vie. Les lois n'y suffisent pas car ce sont nos pratiques et notre état d'esprit qu'il faut faire évoluer. Or des chemins existent pour atteindre la destination d'une sécurité plus effective. Il suffit de les emprunter en ignorant les peureux qui veulent rester sur l'autoroute qui passe à côté du lieu de rendez vous.

Prenons les deux derniers attentats dont l'un ne s'est pas conclu.

Le 30 septembre à Paris (XVI°), quatre bonbonnes de gaz n'explosent pas grâce à une défaillance technique et à la présence d'esprit d'un riverain. L'enquête aboutit sur 5 individus dont un fiché S. Cet attentat est à relier, en termes de profil des terroristes, à celui du 19 juin sur les Champs Elysées où l'auteur était également un fiché S auquel la préfecture avait renouvelé son autorisation de détention d'armes.

Le 1er septembre deux jeunes femmes sont assassinées devant la gare St Charles à Marseille par un individu en situation irrégulière présent sur le territoire français depuis au moins dix ans et qui avait été contrôlé de nombreuses fois dont 8 avec des identités différentes. Libéré deux jours avant pour faute de place au centre de rétention administrative de Lyon.

Quelles conclusions en tirer ?

La première est que nous ne savons pas gérer les informations dont nous disposons dans nos fichiers. Et contrairement à nos partenaires européens, nous ne nous donnons pas les moyens d'exploiter TOUTES les données dont nous disposons afin d'assurer la sécurité des Français.

La deuxième est que personne n'a une connaissance sérieuse de qui se trouve sur notre territoire. Lorsque les forces de sécurité contrôlent une personne dont l'identité n'est pas établie, rien n'est prévu pour garder la trace administrative de cette personne.

Pour répondre à ces très graves anomalies deux mesures sont nécessaires qui ne nécessitent pas de moyens considérables.

Les propositions d'Objectif France sont simples et de bon sens :

La première est d'autoriser aux services spécialisés « le croisement » de tous les fichiers administratifs et judiciaires sans formalisme excessif, ce qui est aujourd'hui la règle. Cela évitera notamment de donner une autorisation de détention d'armes à un fiché S ou de laisser pénétrer dans des enceintes sensibles des individus radicalisés. Certes, ces pratiques doivent être encadrées au plan des libertés publiques. Mais encadrer ne signifie pas empêcher ce qui est trop souvent le cas au motif de « pratiques liberticides ».

La deuxième concerne l'identification de tous ceux qui entrent sur notre territoire et de ceux qui y sont contrôlés sans qu'on puisse établir précisément leur identité. Depuis un décret du 30 octobre 2016, tous les documents d'identité des Français à renouveler deviennent biométriques au titre du fichier « titres électroniques sécurisés ». De la même manière, à l'instar de certains pays, tous ceux qui pénètrent sur notre territoire et ceux qui y sont contrôlés doivent faire l'objet des mêmes mesures biométriques. Cela permettra d'une part de savoir qui est rentré sur le territoire et dans quelles conditions, et d'autre part d'inscrire dans une base de données administrative des personnes qui ne peuvent pas justifier de leur identité lors de contrôles des forces de sécurité, évitant ainsi les identités multiples.

Il est donc capital d'instituer un « fichier sécurisé des personnes non résidentes » pour simplifier la tâche des forces de sécurité, ce qui par effet induit augmentera la capacité à identifier les clandestins et à reconduire dans leur pays tous ceux qui ne peuvent pas légalement rester en France.

Voilà des propositions qui s'inscrivent dans une logique d'efficience en dehors du dogmatisme.

Agir pour construire voilà ce qui doit nous animer.

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