Tribune

De la confiance à la défiance… Quand le pacte élus-citoyens est rompu !



Le couperet est tombé au soir des Dimanches 20 juin et 27 juin, sans surprise ; la lame affutée a fini le travail entamé depuis des décennies … Travail propre et net, l’annonce est faite, record battu : 67 % de taux d’abstention au niveau national ! Elue locale, adjointe au maire dans une commune de 9000 habitants, candidate aux départementales, je suis sonnée, groggy, ce que je redoutais est là, devant mes yeux inscrits sur des écrans géants ; La rupture est consommée, le pacte de confiance se rompt entre les citoyens et leurs élus, chaque jour davantage !


L’ensemble des acteurs médiatico-politique n’a eu de cesse, une fois de plus, de donner une dimension nationale à ces enjeux locaux ; Le message est brouillé, la communication confuse, on ne parle pas de projets mais d’alliances… Fi des compétences des conseils départementaux et régionaux, de l’interaction de ces deux instances dans la vie quotidienne du citoyen, la préférence est hypocritement portée sur l’importance de préserver « les petits arrangements entre amis »… Il n’est nullement question d’engagement pour son territoire et ses habitants, mais de luttes partisanes entre les forces politiques présentes sur l’échiquier local !

Ces élections sont le reflet du divorce consommé entre des électeurs qui ne se sentent plus représentés et des élus, qui, pour le plus grand nombre appréhendent les échéances avec le même logiciel et référentiel que les décennies passées, s’accrochant à un système dont ils refusent le dysfonctionnement actuel ; Leurs analyses et conclusions en sont alors faussées. Pas de remise en question, pas de doute sur leur légitimité… La vraie question à se poser ne serait-ce pas, de se demander si nous pouvons parler de représentativité avec un score de 40% calculé sur un taux de participation de 30% ? Les candidats s’adressent trop souvent entre eux, dans un entre-soi opaque et inaudible pour le citoyen qui a le sentiment profond que tout cela ne lui est finalement pas destiné. Nous avons les politiques que nous méritons, certes… Mais aujourd’hui les politiques ont les électeurs qu’ils méritent. La grande perdante reste notre démocratie.

Pour justifier cet échec, chacun y va de son couplet ; Nous assistons médusés à une suite de logorrhées verbales pointant du doigt absolument tout, excepté la médiocrité de l’offre politique, la pauvreté des discours, l’absence total de projets, de programmes ; les valeurs et les engagements pris devant les citoyens, sont passés sous silence car rien n’est plus important que la stratégie à mettre en place pour démolir son adversaire ; Alors qu’il serait plus opportun de proposer un projet, une ambition pour son territoire et d’écouter nos compatriotes.

Dans toutes ces considération stériles, qui a-t-on oublié, mis de côté ? Les citoyens ! Ceux qui sont appelés à se rendre aux urnes, et qui n’y vont plus ! Comment voter pour des femmes et des hommes, prêts à toutes les compromissions, prêt à tous les mensonges et les flagorneries, adressant des injonctions à voter pour untel, à s’opposer à l’autre, cédant aux sirènes du clientélisme, se prêtant sans états d’âmes à de petits arrangements entre amis. Comment s’étonner alors qu’avec de tels propos, de tels agissements les Français boudent les urnes ? Pris au piège de ces joutes, la campagne en a été détournée, faussée, l’engagement mis à mal, la confiance des électeurs trahie. S’engager en politique ne peut s’envisager sans deux conditions essentielles, aimer les gens, aimer la France ; Cet engagement doit être le garant de la défense de l’intérêt général et du bien-commun, pour porter haut les valeurs de notre pays.

L’intérêt général, l’engagement, parlons-en … A quel moment ont été abordées les problématiques auxquelles sont confrontés les citoyens au quotidien ? Qui s’est interrogé sur la situation des français, leurs attentes, leurs doutes, leur peur… leur désir de se relever, de retrouver l’espoir du lendemain, de la violence exacerbée de la société, de l’abandon des jeunes générations, de la mise à l’écart de nos aînés, de la crise sociale, économique, philosophique.

Parce qu’il s’agit bien là des sujets, des thèmes relevant de la compétence des deux institutions pour lesquels nous avons été appelés à élire nos représentants : Le Conseil départemental et le Conseil régional…. Parce-que les français quand vous allez à leur rencontre, sont très réalistes sur l’offre politique ; Les français ont beaucoup de choses à dire, ils ne sont dupes de rien du tout, mais aujourd’hui on ne les écoute plus, on ne les interroge plus, alors ils regardent ailleurs. Avoir été actrice et spectatrice lors de cette campagne, m’a fait prendre conscience combien les politiques sont déconnectés et loin des réelles préoccupations des citoyens ; Ils s’obstinent à rester dans le clivage Gauche-Droite avec leurs extrêmes, plutôt que de consacrer leur énergie à rassembler tous les français en leur proposant un projet fort et ambitieux pour notre pays.

Devant tant d’événements dramatiques et le déclassement toujours plus consternant de notre pays que plus rien ne semble ralentir ainsi que la piètre qualité de l’offre politique pour s’y confronter, nous ne pouvons-nous résigner à attendre un changement sans agir avec force. Proposer une alternative est devenu une urgence et le temps n’est plus à convenir aux exigences d’appareils quels qu’ils soient, mais bien à celle qu’attend la France aujourd’hui. Il apparaît évident de renouer avec le sens de l’action pour rassembler et se tenir à une politique courageuse et audacieuse.

Malgré ce marasme et cette médiocratie, il existe une exception, une alternative !

Ce projet politique existe, c’est la proposition d’Objectif France. C’est un projet rassembleur, fédérateur qui s’adresse à tous les Français au -delà de tous les clivages, dont l’ambition est de faire rayonner la France projet au sein duquel l'humain et sa dignité sont au cœur des préoccupations. Projet porté par une équipe solide qui œuvre depuis plus de trois ans à la refondation pour proposer une véritable réforme de l’état dans le seul intérêt des français. Projet incarné par un homme, Rafik SMATI, Président d’objectif France & Entrepreneur, entouré d’une équipe solide, dont le Général Bertrand SOUBELET, Vice-Président d’OF et Patrice HUIBAN, directeur du Projet ainsi que de nombreuses autres personnalités issues de la société civile, des jeunes, des femmes qui œuvrent au quotidien afin que ce projet génère l’adhésion de tous les français.


Nathalie Naudin est Maire-adjoint à Poisy (74), et membre des instances d'Objectif France.