Tribune du 16 Novembre 2017
Aurélien Duchêne, 19 ans par de la genèse d'Objectif France»
  

Aurélien Duchêne, 19 ans, est étudiant en histoire. Aujourd’hui membre du comité Stratégique d’Objectif France, il soutient notre initiative depuis l’âge de 16 ans. A l’occasion des 3 ans du Mouvement, il revient sur la genèse du projet, les principales étapes, et les buts poursuivis...

Objectif France est né le 13 novembre 2014, quelque part dans le quartier de la Bastille, à l'initiative de deux entrepreneurs, Rafik Smati et Lauris Olivier. En partant de rien, sans faire les gros titres de la presse, et sans ralliement de personnalités connues du grand public.

En ce qui me concerne, j'ai rejoint le mouvement deux semaines après sa fondation, par addition de circonstances. À 16 ans, j'y croyais "à l'instinct". Avec plus de maturité politique, je n'aurais pas donné une seule chance à d'Objectif France, à l’instar de certains "experts" qui se sont empressés d’enterrer le mouvement. Les mêmes qui ont refusé de croire aux incroyables retournements qui ont affecté le monde ces trois dernières années...

La présidentielle de 2017 a donné raison à Rafik Smati. Il a vu juste sur les bouleversements politiques : un jeune candidat encore jamais élu a conquis le pouvoir à la tête d'un nouveau parti se réclamant de la société civile. Surtout, Rafik Smati a été en avance sur le terrain des idées : l'augmentation du budget de la Défense a par exemple fait l'objet d'un consensus, alors que ceux qui soutenaient une telle mesure il y a quelques années étaient vus comme des militaristes. Les enjeux de la 4e révolution industrielle ne sont plus considérés comme de la science-fiction et s'invitent dans le débat, de l'IA à la robotique et de l'économie de la mer à l'oligopole des GAFA/BATX.

C'est l'exigence d'un projet ambitieux pour notre pays qui a conduit Objectif France à s'allier cet été avec les comités de la société civile qui avaient co-construit le programme de l’élection présidentielle à droite. Exigence de réformes structurelles, sur la réduction massive de la dépense publique et des charges pesant sur les entreprises, la réforme du marché du travail, la modernisation de nos administrations. Exigence de fermeté, sur les sujets régaliens (Défense, Justice, sécurité), l'affirmation de nos valeurs, la refonte du système éducatif primaire et secondaire, et sur la souveraineté nationale. Exigence, enfin, d'une gouvernance moderne, transparente et efficace : c'est sur ce dernier point que les espoirs suscités au cours de la primaire de 2016 ont été le plus déçus. La vieille politique a repris ses droits.

Il y a dans la vie politique une « lex non scripta » qui veut que ceux qui préfèrent « parler projet », parler de la France, soient éclipsés par les guerres d'égo, les discours sans idées appelant aux passions tristes plutôt qu'à la raison. Les échecs, si dommageables pour notre pays, d'hommes d'État volontaristes comme Philippe Séguin en témoignent. Mais le travail d'intérêt national des Comités de la société civile pilotés par Pierre Danon, ainsi que l'élan qui a animé des milliers de militants, n'ont pas connu ce sort. La fusion de ces comités avec Objectif France a permis d'unir les forces, les moyens, les structures et les volontés, autour de Rafik Smati, Bertrand Soubelet (vice-président), Pierre Danon (désormais président d’Honneur) et d’Hervé Coulaud (secrétaire général du nouvel ensemble).

Objectif France est né d'un pari qui aurait été perdu d'avance dans des circonstances ordinaires, mais celles-ci ne le sont pas. Rafik a couru le risque d'une marginalisation rapide en abordant des sujets d'avant-garde et en tentant de construire en-dehors des appareils existants. De même que Bertrand Soubelet a franchi le Rubicon pour défendre la sécurité des Français.

Objectif France était au départ « à droite, à gauche, et écologiste », avant d'assumer un positionnement à droite. Opportunisme ? Pourtant, rien n'a changé dans les idées-forces du mouvement, les axes directeurs, l'horizon que nous portons pour la France. Rafik a eu le courage d'assumer que la justice sociale, l'écologie ou l'obsession du long terme ne sont pas génétiquement de gauche et peuvent procéder d'une logique libérale, conservatrice et patriote. Il fallait franchir le pas et reconnaître que la droite pouvait s'approprier ces sujets, et surtout en faire des priorités. Dire « en même temps », mais en finissant cette fois par trancher.

Objectif France est parti de rien : au mois de novembre 2017, nous sommes près de 33 000 ! Entre 10 et 15 000 Français ont rejoint le mouvement depuis le début de l'année, malgré le contexte politique. Des élus de terrain comme Adeline Guillemain, Jonas Haddad ou Sébastien Leprêtre, des personnalités engagées avec courage dans le débat public comme Bertrand Soubelet ou Zohra Bitan contribuent à créer une alternative crédible pour reconstruire la droite et bouger les lignes à tous les niveaux.

Il existe déjà 40 comités dans toute la France, souvent issus du Conseil national de la société civile dont les militants n'ont jamais rien lâché malgré la double-défaite des présidentielle et législatives, et la minimisation de leur rôle dans ces deux campagnes. Ces comités locaux d'Objectif France ne sont pas des fan-clubs ou des chambres d'enregistrement. Leur rôle dans le développement du mouvement sera bien plus important que dans les autres grandes formations politiques, y compris les plus récentes.

Le 28 novembre, Rafik Smati ira par exemple à Lyon accompagner le lancement du comité du Rhône, coordonné entre autres par Eugène Daronnat, 23 ans. Dans notre comité Nord, Antonin Feré, 23 ans, joue également un rôle essentiel aux côtés du référent local Hervé Rozel. Les jeunes ne sont pas des faire-valoir : Objectif France leur donne une place inédite dans la vie politique français. Moi-même âgé de 19 ans, j'espère que notre mouvement jouera comme ces trois dernières années un rôle de précurseur : mettre réellement les nouvelles générations au coeur de la vie politique, comme le fait Objectif France, c'est la garantie que les intérêts de la France à long terme soient enfin pris en compte. C'est retrouver un sens de la continuité, et de l'histoire.

L'histoire de France n'est pas linéaire. Elle est à vitesse variable. La réussite naissante d'Objectif France s'inscrit dans un processus d'accélération de l'histoire politique, tandis que la présidence Macron annonce la transition vers une fin de cycle.

L'histoire de France connaît aussi des ruptures. Mettons à profit les cinq prochaines années pour rompre avec les 30 dernières. À rassembler des dizaines de milliers de Français pour bâtir et porter un projet de droite droite courageuse dans les réformes, conservatrice dans les valeurs, inventive, écologique, et patriote. Un seul objectif : la France !

Aurelien Duchêne
Membre du comité stratégique d'Objectif France
Etudiant, éditeur du blog Ad disruptio

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