Mer
Les propositions d'Objectif France
  

Objectif France veut que notre pays se dote d’une politique maritime qui conciliera production et protection, écologie et économie, développement et durabilité au service de la libération des forces vives du pays, du rayonnement de la France et du bien-être des Français. L’Océan est un atout majeur en termes de rayonnement international, de source de croissance et de gisement d’emplois. La France doit être au rendez-vous de sa géographie et de ses ressources maritimes.

SYNTHÈSE EN 13 POINTS CLÉS *
Faire de la mer un moteur de l’économie nationale
1 - Lancer des états généraux pour refonder les politiques de la pêche et de l’aquaculture en les plaçant sous le signe de l’innovation, de la qualité, de la sécurité et de la durabilité. Ces états généraux viseront à doter la France d’un plan national d’exploitation durable des ressources biologiques marines (pêche, conchyliculture, aquaculture, algoculture) en réduisant les contraintes administratives pour permettre aux professionnels de vivre de leur activité et pour accompagner le développement de nouvelles formes de production.
2 - Défendre et soutenir au niveau politique les intérêts de la pêche française à Bruxelles dans le cadre des négociations sur le BREXIT et celles en cours sur la conservation et l’utilisation durable de la biodiversité marine en haute mer, le tout en préparant la position de la France sur la réforme de la politique commune de la pêche.
3 - Développer l’industrie de construction navale, notamment au travers des collaborations entre grandes entreprises, entreprises de taille intermédiaire (ETI) et PME ; diversifier la filière vers les nouveaux métiers maritimes et les énergies marines renouvelables.
4 - Proposer des offres de transport fiables et compétitives en donnant aux ports une dimension plus commerciale en diversifiant les trafics, en mettant en place un véritable guichet unique portuaire, la généralisation de l’auto-liquidation de la TVA, la dématérialisation et la simplification des procédures douanières et portuaires qui sont des éléments prioritaires pour améliorer la rapidité du passage dans un port français.
Donner un cap à la politique maritime et moderniser sa gouvernance
5 - Créer une « Alliance pour la Croissance Bleue », sur le modèle de « l’Alliance Industrie du Futur », qui réunira les représentants des secteurs économiques, les acteurs scientifiques et académiques ainsi que les collectivités territoriales. Cette alliance sera chargée de construire, avec l’Etat, la stratégie de croissance bleue et d’assurer son déploiement en consolidant les secteurs économiques maritimes traditionnels.
6 - Elargir les compétences actuelles du Secrétariat général de la mer afin de favoriser le développement économique des secteurs maritimes dont il sera le guichet unique.
7 - Créer en France un « hub de la connaissance marine » de niveau mondial afin de promouvoir la recherche des sciences et technologies marines. Ce hub sera créé à l’image du centre national d’études spatiales (CNES) autour de l’IFREMER et des instituts comme des universités compétents.
Protéger la mer et les hommes
8 - Consolider les partenariats de recherche et de partage de données au niveau européen et international afin de garantir la protection du littoral et des populations locales face aux risques liés au changement climatique et à l’acidification des mers et océans.
9 - Mettre en œuvre l’ensemble des instruments juridiques (internationaux et régionaux) relatifs à la lutte contre l’acidification des mers et des océans et réduire nettement la pollution tellurique dans le milieu marin d’ici à 2025 conformément à l’Agenda 2030 sur le développement durable.
10 - Protéger nos espaces maritimes comme nos ressources dans l’ensemble de notre zone économique exclusive (ZEE) et notre plateau continental en dotant l’Etat des moyens (bâtiments, aéronefs, drones et satellites de surveillance nouvelle génération) de protéger les zones maritimes, en particulier dans les territoires ultramarins via le développement de la coopération avec les pays alliés (Australie, Etats-Unis, Europe, Brésil, etc.).
11 - Assurer le financement pérenne de la Société nationale de sauvetage en mer (SNSM) dont l’engagement sans faille des 7 000 bénévoles sauve chaque année des milliers de personnes en danger.
Faire rayonner la France en Europe et sur la scène internationale par sa diplomatie maritime
12 - Relancer la politique maritime intégrée de l’Union européenne (PMI-UE) en organisant une conférence maritime à l’échelle de l’UE. Cette conférence aura pour objectif de donner à la PMI-UE une base juridique, les moyens de sa mise en œuvre et de réaliser les objectifs qu’elle s’est fixée dès 2007 (connaissance de la mer et des océans, intégration de la surveillance maritime, planification spatiale maritime, approche par bassins maritimes et soutien à la croissance bleue).
13 - Renforcer la diplomatie maritime et l’expertise française en droit de la mer auprès des organisations et institutions internationales et régionales, mais aussi auprès des équipes du ministère des Affaires étrangères et de la Délégation générale à la mer lors de l’accomplissement de leurs missions.
 
A VOIR SUR CE THEME :
[ Tribune ] Tribune d'Aurélien Duchêne :
Sauver le port du Havre, un enjeu national
[ Pétition ] Pétition lancée par Objectif France :
Mobilisation générale pour l’île de Tromelin
* Programme de réformes élaboré par l'ensemble des comités thématiques et territoriaux d'Objectif France.
Publié le : 10 mars 2018
Mis à jour le : 09 août 2018